Avec les titres pilotes et constructeurs en 2008, Seat avait réussi le carton plein en WTCC. Qu'en sera-t-il en 2009 ?
Dans une discipline valorisante, en pleine expansion et peu coûteuse, l'objectif de Jaime Puig, le patron de Seat Sport, est simple : conserver la couronne des constructeurs. Un pari à la portée du team espagnol et qui pourrait permettre à Yvan Muller de continuer à se battre pour la plus haute marche des podiums.
S'il est une discipline du sport-auto qui ne craint pas la crise, c'est bien le WTCC. Un constructeur en plus. Deux voitures en plus. Une exposition accrue. Tous les feux sont au vert avant le départ de la saison 2009 à Curitiba au Brésil (le 8 mars). Bien entendu, les équipes ont eu quelques coupes dans le budget mais rien de comparable à la F1 ou au WRC. Chez Seat, il a fallu resserrer quelques boulons avec 30 % de budget en moins et quelques retouches à faire mais rien d'insurmontable pour Jaime Puig, l'heureux patron de Seat Sport. Heureux car, à l'image d'une année 2008 très réussie, l'Espagnol a bien travaillé et sait disposer d'une équipe capable de conserver ses titres.
Dominatrices l'an dernier, les Leon TDI WTCC payent pourtant en 2009 leurs excellents résultats. Pour équilibrer les chances au départ, la FIA a ainsi demandé à Seat une réduction de bride (de 35 mm à 34 mm) qui devrait priver la voiture de 18 chevaux. Si on ajoute à cela un handicap de poids estimé à 15 kg par rapport à la concurrence, nombreux sont ceux qui se plaindraient d'un tel traitement pour le bien de la concurrence. Pas dans l'équipe espagnole, contente de jouer le jeu et prête à relever le défi face aux BMW, Chevrolet, Honda et autres Lada. "La FIA fait son travail pour que les voitures soient à un niveau égal de performance, explique Jaime Puig. Je soutiens cela. Le WTCC est le championnat le plus logique en ces temps de crise. Entre l'investissement, le coût et les retombées, ça vaut le coup. Nous, on va travailler sur la cartographie moteur pour essayer de récupérer les chevaux perdus. Mais notre force, c'est l'équipe !"
Avec six voitures et plusieurs pilotes de renom, Seat fait figure d'épouvantail dans la discipline. Dans le team ibérique, l'union fait la force. Sur chaque circuit, plusieurs solutions sont proposées, testées et partagées entre tous les pilotes et ingénieurs. Cette méthode a fait ses preuves en 2008 où Seat s'était assuré le titre constructeur à trois courses de la fin. Et ce qui profite à l'équipe, profite également aux pilotes. A Macao, dernière manche du WTCC, Muller et Tarquini s'étaient eux disputés le titre mondial. C'est ce qu'espère Yvan Muller, tête de proue de l'équipe. "Je veux faire aussi bien qu'en 2008, assure l'Alsacien. Ca va être compliqué avec la réduction de la bride. De plus, on ne sait pas comment la concurrence à progresser. Comme d'habitude, le championnat sera très disputé. On verra bien dans quinze jours." Le rendez-vous est pris !













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