"C'est une perte immense pour le sport automobile. Il avait toujours su porter haut la voix des institutions qu'il a dirigées. Il restera notamment pour son action en faveur de la sécurité des pilotes", a déclaré le président de la Fédération française du sport automobile (FFSA) Nicolas Deschaux en apprenant son décès.
"Il avait été un grand président dans les périodes de grave crise pour le sport automobile", rappelle M. Deschaux, "d'abord en 1973 lorsque le sport automobile s'est arrêté à cause de la crise pétrolière. Il a fait en sorte, grâce à son influence et à son énergie, que les pouvoirs publics acceptent la reprise des compétitions. Puis une deuxième fois après le vote de la loi Evin (1991), il a réussi à lever un fonds de compensation pour pallier la perte de la publicité pour le tabac".
"Je n'ai jamais été un dictateur. Le pouvoir ne sert qu'à appliquer un programme", tenait cependant à souligner cet ancien journaliste qui cumula toute sa vie les postes et les honneurs.
Pendant vingt-trois ans de règne, près d'un quart de siècle, Jean-Marie Balestre aura marqué le sport automobile français et mondial d'une formidable empreinte. Avant de céder peu à peu les commandes au Britannique Max Mosley à la tête de la Fédération internationale (FIA) fin 1991 tout d'abord, puis son poste à la présidence de la FFSA, après un règne ininterrompu de 1973 à 1996.
Sans lui, le sport automobile, la Formule 1 en particulier, n'aurait pas connu l'essor, l'engouement actuel. Tout le monde en est conscient. Et d'abord Bernie Ecclestone, l'actuel patron de la Formule 1, qui s'opposa violemment à Balestre au début des années 80, avant d'accepter son autorité qui deviendra au fil des ans complicité.
Pour beaucoup toutefois, et notamment les pilotes, Jean-Marie Balestre restera comme le "Monsieur Sécurité". Combien de fois les plus "grands", Nelson Piquet, Nigel Mansell, Alain Prost et même Ayrton Senna rendirent hommage aux décisions du "Président".
Combien de vies furent-elles sauvées durant sa présidence (1978 à 1990)... Interdiction des jupes sous les voitures, introduction de la capsule de survie, obligation du crash-test, "JMB" avait fait de la sécurité son cheval de bataille. Sa plus grande réussite, sa plus grande fierté.
Quant à son plus grand regret, pas de doute. "J'ai trop sacrifié ma vie familiale au sport automobile", indiquait-il.
Et à ceux qui évoquait des "erreurs de jeunesse" durant la guerre, Jean-Marie Balestre répondait que "tout est réglé depuis belle lurette, toutes mes actions durant la période de 1942 à 1945 ont été contrôlées et prouvent que j'ai oeuvré pour la résistance française"
source AFP
Pour moi aussi, Jean Marie Balestre a été le meilleur Président. Il a fait beaucoup pour le sport F1 et le sport automobile français. Aujourd'hui, ce n'est plus pareil....
MERCI Monsieur BALESTRE !!!













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