McLaren Mercedes avait besoin de tout. Sauf de cela... Alors que l'affaire d'espionnage est encore dans toutes les mémoires, l'écurie anglo-allemande se retrouve une nouvelle fois sur le devant de la scène. Epinglé pour avoir menti aux commissaires de course après le Grand Prix d'Australie, McLaren risque très gros. Car non seulement elle a caché la vérité après la course mais elle a confirmé son point de vue le jeudi suivant en toute connaissance de cause. Et c'est bien cela le problème. Car en voulant à tout prix défendre un podium inespéré, McLaren a une nouvelle fois montré son absence d'éthique...
" Il faut enquêter pour savoir ce qui s'est réellement passé. Mais il s'agit d'un vol de points et, comme cela signifie de l'argent, nous parlons de fraude. Je suis convaincu qu'ils n'ont pas pensé aux conséquences d'autant qu'ils sont passés devant le Conseil mondial il n'y a pas longtemps », a expliqué Bernie Ecclestone dans les colonnes du Daily Telegraph . Certes, McLaren a d'ores et déjà réagi en renvoyant Dave Ryan, le directeur sportif. Une manière de reconnaître une faute qui ne devrait pas vraiment changer la donne le 29 avril prochain.
Les excuses d'Hamilton...
Car après avoir payé une amende de 100 millions de dollars en 2007, McLaren risque gros. " Il y a plein de peines possibles. Ce serait terrible d'exclure une équipe du Championnat, mais c'est une chose qui pourrait arriver ", confirme Bernie Ecclestone. Une exclusion du championnat semble peu probable en revanche, une nouvelle amende et des points de pénalité, c'est tout à fait envisageable. Cela pénaliserait lourdement McLaren d'autant que sa MP4-24 ne lui permet pas de casser la baraque en piste. Or, des points, cela représente un gros bonus financier en fin de saison...
De son côté Lewis Hamilton se trouve dans une situation très délicate. Le Britannique ne jouit pas d'une bonne réputation auprès de ses compères et cela ne va pas s'arranger. Selon Autosport, le champion du monde a présenté, en privé, ses excuses auprès de Charlie Whiting le directeur des courses de F1 et qui était présent lors des deux audiences. « Le dimanche, il était clair qu'il mentait. (...) Le jeudi, je dirai qu'il faisait ce qu'on (son équipe) lui demandait », a expliqué Whiting à Autosport. Quoiqu'il en soit, McLaren et Hamilton se retrouvent dans une position bien inconfortable. Et malgré ses excuses, Hamilton, fort de son statut de champion du monde, avait tout loisir de ne pas suivre (si cela a été le cas) la volonté de son équipe de le pousser à mentir. Il l'a tout de même fait et se retrouve désormais dans une position très délicate.













News