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2007 - Silverstone

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Messagepar Neo57 » Lun Juil 09, 2007 5:42 pm

Qualifications : Hamilton prophète en son pays !

La 3è pole position de la carrière F1 d’Hamilton restera l’un des temps forts de l’épopée du jeune Britannique de 22 ans. Lewis est le premier pilote de sa Gracieuse Majesté à se propulser en pole position sur ses terres depuis 1996 ; en tant que leader du championnat et héros national, il ne pouvait rêver meilleur scénario que cette pole position acquise au dernier moment, alors que tous ses rivaux avaient tiré leur dernière cartouche quelques secondes auparavant. Un Happy End qui a fait chavirer la foule de plaisir.

« Ça a été intense ! » souriait Lewis en conférence de presse, « Les Ferrari étaient rapides, tout comme Fernando. Aucun doute, dans le dernier tour j’ai donné tout ce que je pouvais ! J’ai fait faute dans le virage 1 dans mon premier tour en pneus neufs, mais j’ai réussi à mettre bout à bout les trois bons partiels dans le même tour à la fin. Je perdais 2 dixièmes dans le premier partiel, notamment sur Fernando, et dans ce dernier tour je suis passé pied au plancher dans le premier virage. J’y ai gagné 15 centièmes. Je savais que j’avais une petite avance, je voyais les spectateurs s’agiter, il y avait une certaine pression mais le soutien dont je bénéficie est irréel, je suis heureux de leur donner cette récompense. J’ai perdu ma voix dans le tour de décélération, j’entendais la foule, et je criais autant qu’elle ! J’adore que les gens soient heureux, le public m’apporte un plus et j’en retire beaucoup d’énergie. »

Le bonheur d’Hamilton et du public Anglais est d’autant plus intense que Lewis n’a, jusqu’à la Q3, jamais fait figure de favori pour la pole position. Alonso avait dominé les deux premières phases des qualifications, mais aussi le début des Q3. Avec Räikkönen et Massa aux basques de l’Asturien. Le premier run lui offrait une plateforme pour s’imposer dans les dernières minutes : Alonso 1:20.410, Massa 1:20.482, Räikkönen 1:20.528, Hamilton 1:20.593.

A la lecture des essais libres et des Q1 et Q2, le Finlandais et l’Espagnol semblaient avoir l’avantage au moment de la Super Pole, mais Fernando a perdu un peu de temps dans le premier partiel (25,604 contre 24,433 pour Räikkönen) et Kimi est sorti trop large dans le dernier virage à droite. Une roue dans la terre et un travers magistralement maîtrisé qui lui coûtent probablement la pole position.

« Excepté le dernier virage le tour était bon. J’avais la vitesse nécessaire pour briguer la pole, mais il ne sert à rien de revenir sur le passé. Je suis un peu déçu mais j’espère qu’on prendra un bon départ » explique Räikkönen, fataliste et déjà concentré sur la course.

Pour Alonso l’histoire est peut-être quelque peu différente. L’Espagnol avait expliqué que McLaren Mercedes préfèrerait que la victoire revienne à Hamilton en Grande-Bretagne. A-t-il plus d’essence à bord que son équipier ? La course le dira, mais Fernando paraissait aussi sûr de lui en dehors du cockpit qu’au volant. « Oui j’étais le plus rapide en Q1 et Q2, mais je suis heureux » explique le champion du monde en titre, « Content de ma voiture notamment. Je n’étais pas satisfait à 100% de mon auto hier, mais on a travaillé sur les réglages, l’équipe a fait un travail exceptionnelle et la voiture était très différente aujourd’hui, beaucoup plus rapide qu’hier ! J’aurais préféré être en pole, mais la 3è place est la meilleure qu’on pouvait espérer aujourd’hui. J’espère qu’on pourra doubler en course et que ça paiera » conclut Fernando dans une formule laissant entendre que la pole n’était pas à sa portée. Pour une question de stratégie de course ? « Je n’ai aucune raison de ne pas être optimiste pour demain ! »

Felipe Massa ferme la marche du carré d’as, à moins de 3 dixièmes de seconde de la pole position. Le Brésilien devance les deux Toyota, Renault et BMW. Ralf Schumacher a retrouvé de sa superbe à Silverstone et sa 6è place sur la grille de départ confirme que la TF107 a trouvé des ailes sur l’autodrome du Comté de Northampton, comme cela avait été le cas lors des essais privés organisés à Silverstone il y a deux semaines.

Q1

Alonso surprend son monde en s’élançant en Q1 avec des pneus tendres. Les deux spécifications Bridgestone n’ont jamais été aussi proches en performance, ceci pouvant expliquer cela. Les gommes dures ont la préférence de l’Espagnol, qui a peut-être porté son choix sur les enveloppes le moins sujettes au graining, un phénomène dont Fernando a plus tendance à souffrir qu’Hamilton.

A 3 minutes du terme des Q1 les éliminés sont Davidson, Barrichello, Sutil, Button, Sato et Albers. Ils sont 16 à prendre la piste pour tenter de s’assurer une place en Q2, mais seuls deux d’entre eux auront la chance de pouvoir améliorer leur temps. En échouant dans le bac à graviers à la sortie de Bridge alors qu’il chauffait ses gommes, Anthony Davidson était en effet à l’origine de la sortie des drapeaux jaunes, qui contraignent les pilotes à lever le pied. Barrichello et Button étaient les seuls à arriver dans le dernier secteur enfin libéré des drapeaux jaunes. Rubens en profitait pour effectuer le hold up des Q1 et déloger l’infortuné Nico Rosberg du top 16.

Q2

En pneus durs, Alonso continue son récital en signant le meilleur tour absolu du week-end alors que ses rivaux directs chaussent tous des gommes tendres. Les qualifiés pour la Super Pole vont par paire : McLaren, Ferrari, Toyota, BMW et Renault. Nick Heidfeld se fait une petite frayeur en étant le dernier admissible, pour un dixième de seconde.

Course : Räikkönen voit rouge

Le millésime 2007 du Grand-Prix de Grande-Bretagne restera dans les mémoires comme le panégyrique des stratèges de course 5 étoiles. Il n’y a pas de grandes tactiques sans grand bataillon. En l’espèce, l’armée rouge et sa coreligionnaire grise se posent là. Ferrari a infligé une défaite symbolique à McLaren Mercedes sur ses terres en répondant du tac au tac et avec autant de précision et d’efficacité que sa rivale, qui avait pris les devants dans le brouillage des feuilles de route. La victoire de Kimi Räikkönen, la 3è de la saison et la 12è de sa carrière, lui permet de devenir l’homme fort du moment au sein de la Scuderia Ferrari, et de faire vivre ses chances au championnat du monde, toujours mené par le néophyte Lewis Hamilton, que l’on n’avait jamais vu aussi peu à l’aise depuis le début de la saison, un passage à vide relatif qui intervint ironiquement à domicile.

Massa ayant calé au départ, le Brésilien a dû s’élancer de l’allée des stands à l’extinction des feux du 58è Grand-Prix de Grande-Bretagne. Ferrari ne pouvait donc compter que sur un soldat pour renverser la monarchie McLaren Mercedes. Mais quel soldat ! Un véritable sniper qui fait mouche à chaque fois que sa stratégie de course l’impose. Kimi Räikkönen a avalé les 5.141 mètres de Silverstone avec gloutonnerie lorsque la situation l’imposait. Il n’aura commis qu’une seule faute du week-end – en qualifications, deux roues dans l’herbe qui l’ont interdit de pole position –, qui passera dans les pertes et profits grâce à son sans-faute en course.

Blotti dans les échappements du poleman Lewis Hamilton qui s’est vivement rabattu sur lui au départ, Räikkönen a patienté derrière le Britannique, sûr de son fait. « Pendant quelques tours c’était chaud avec Lewis en début de course. J’ai pu rester à son contact et réduire l’écart qui nous séparait. Je ne voulais pas prendre trop de risques car j’attendais mon heure et les pit stops » explique Räikkönen. La fin de son premier relais s’apparenta à une charge de cavalerie, tout cheval cabré au galop. Alors que Lewis Hamilton ravitaillait pour la première fois (16è tour), Räikkönen, sabre au clair, sonnait la charge : jusqu’alors son meilleur tour (12è) avait été de 1:21.511. Le 17è passage était bouclé en 1:20.638 !

Un tour plus tard Kimi s’arrêtait aux stands, en devançant l’appel prévu par la Rossa initialement. Il s’agissait pour Ferrari de coller à la tactique du leader afin de se prémunir d’un coup de Trafalgar en cas de sortie du safety car. Le risque était minime car Kimi était virtuellement en tête de la course si son ravitaillement se passait sans heurt. Grâce à son tour fulgurant et à la petite bévue de Lewis à son box. « J’ai fait une erreur au moment du pit stop. Je pensais que la sucette allait se lever et j’ai voulu partir ; ça m’a coûté du temps » reconnaît le pilote McLaren. En fait, Hamilton n’a pas laissé échapper une grosse poignée de seconde aux stands. Son pit stop a duré 26,1 seconde, contre 26,9 pour Räikkönen, 26,0 pour Kubica qui a observé ses deux pit stop dans la même fenêtre que Lewis.

Ferrari en a profité pour mettre beaucoup de carburant à bord de la Ferrari n°4. Alonso en a profité pour subtiliser le leadership au Finlandais, à la faveur d’un ravitaillement éclair (24 secondes) et d’un tour de sortie de 4 secondes plus rapide que celui de Räikkönen (1:42.048 contre 1:46.063).

L’enjeu du 2è relais était 1) pour Alonso de se ménager une avance suffisante pour reprendre la piste en tête à l’issue de son dernier ravitaillement, 2) pour Räikkönen de forcer l’allure pendant que le pilote McLaren s’arrêterait aux stands, et mettre plus de 25 secondes entre lui et le champion du monde. Alonso s’engouffra dans l’allée des stands au 37è passage. Räikkönen enchaîna les tours rapides (1:21.540, 1:21.671, 1:21.287, 1:21.023, 1:20.998) avant de rentrer aux stands. Il possédait alors 27,9 secondes d’avance sur Alonso. Mission accomplie ! Le tour de sortie du Finlandais, au cours duquel il enregistra le meilleur partiel dans le secteur 3 (en pneus froids et avec le plein d’essence !) fut un message clair envoyé à Alonso.

« On a rencontré un peu de trafic, c’était l’une des difficultés de la journée. J’essayais aussi d’économiser essence et pneus, j’ai attaqué au bon moment. Les deux types de pneus étaient bons, chausser l’un ou l’autre ne faisait pas grosse différence en termes de temps au tour » décrypte Kimi. Les pneus n’étaient pas le facteur clef de la course. Durs ou tendres ils étaient efficaces et ne souffraient pas trop de graining. Seuls Lewis Hamilton en a beaucoup souffert, l’assiette de sa MP4-22 n’étant pas le bon à Silverstone. Les essais libres avaient démontré que jamais la différence entre les deux spécifications Bridgestone la différence avait été aussi infime. Le paramètre premier dans l’équation du Grand-Prix de Grande-Bretagne était les tactiques de course.

« Gagner ici procure un sentiment très agréable, j’étais souvent monté sur le podium mais je n’avais jamais réussi à gagner, et c’est l’une des plus belles courses, l’une des

L’Espagnol s’est rapidement rendu à l’évidence que la 2è place était son alliée. A plus forte raison qu’il avait dominé son équipier de la tête et des épaules. « Ce n’était pas vraiment le plan que nous avions échafaudé. Nous avons changé de stratégie pour conserver la tête de la course en mettant peu d’essence lors du premier pit stop » reconnaît Alonso, « J’étais devant Kimi mais je n’ai pas pu prendre assez d’avance. C’était néanmoins la bonne décision. On ne sait jamais ce qui peut se passer en termes de trafic. Etant donné que Kimi avait plus d’essence que moi pour le 2è relais, il a pu aller plus loin et il a fait la différence. Mais il était quoi qu’il en soit le plus rapide aujourd’hui et le résultat n’aurait pas changé si notre tactique avait été différente » conclut un Alonso chevaleresque.

Une fois la première salve de ravitaillements passée, pour Hamilton il s’agissait de basculer dans le mode conservateur et de limiter les dégâts, ce que le Britannique a parfaitement réussi à faire grâce au retard pris par Massa en début de course. « Tout se déroulait bien au début, j’ai pu creuser un écart, mais Kimi était très performant. Sur la fin du relais mes pneus étaient morts et je perdais beaucoup en motricité » explique Lewis. « J’ai attaqué mais durant tout le week-end j’ai eu du mal à trouver un bon équilibre. Les qualifications se sont bien passées mais je manquais de rythme et même si j’étais confiant il me manquait un petit quelque chose en performance. Je marque des gros points et c’est un bon résultat. Merci à tous les fans qui m’ont témoigné leur sympathie ; la course était difficile et j’espère que l’année prochaine je pourrai gagner devant eux. »

En partant de l’allée des stands, Felipe Massa était condamné à une course agressive, risquée et moins fructueuse que celle de ses rivaux au championnat. Le Brésilien a pourtant démontré aujourd’hui qu’il était un formidable attaquant en peloton. 10è au 10è tour, il a maintenu un rythme comparable à celui de Räikkönen malgré le handicap de devoir se frayer un chemin dans le trafic. La 5è place dans les roues de Kubica était un résultat inespéré.

Derrière les deux écuries phares, BMW a conservé son statut de « meilleure des autres ». Renault avait fait illusion en qualifications, elle fut reléguée à un tour en course et à 30 secondes des BMW.
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Messagepar Sambus Racing Team » Lun Juil 09, 2007 6:19 pm

Tres bon résumé :)


C est écrit par qui ?
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Messagepar Neo57 » Lun Juil 09, 2007 6:34 pm

Cette saison voilĂ  une chose que Toyota fait bien, Ă  defaut d'avoir une monoplace performante, ils ont des redacteurs performants :lol:
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