Oui c'est bien beau tout çà . C'est comme Prost qui aurait été Champion du Monde en 1988 si la totalité des points avait compté et non les 11 meilleurs résultats. Il aurait pu égaler Fangio. Pour cela que ce n'est pas évidents de faire des comparatifs et statistiques au vu de tous ces changements de réglements en F1.
Ci-dessous un sujet sur
"DES VICTOIRES et des POINTS" (source Blog F1/JL Moncet) qui remémore les diférents changements dans l'attribution des points depuis les débuts de la F1 avec divers avis.
Pour ce qui concerne, la règle victoires/points, l’un d’entre vous dit très justement qu’il est impossible de “refaire l’Histoire” avec ce nouveau système précisément parce que les stratégies n’étaient absolument pas les mêmes. C’est la réalité. Désormais, et comme d’autres bloggers le rappellent, la célèbre maxime d’Enzo Ferrari sur les points intermédiaires n’a plus court.
L’attribution des points a beaucoup varié dans l’histoire du championnat :
-1950 Ă 1960 : 8, 6, 4, 3, 2 et 1 pt.
-1961 Ă 1990 : 9, 6, 4, 3, 2 et 1 pt.
-De 1991 à 2002 : 10, 6, 4, 3, 2, et 1 pt, pour privilégier encore plus la victoire que précédemment.
-De 2003 Ă 2008 : 10, 8, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 pt aux 8 premiers et non plus les 6 premiers comme auparavant.
Mais attention, le nombre de résultats pris en considération a beaucoup varié. Exemple :
En 1950, 4 sur 7.
En 58, 6 sur 11.
En 70, 11 sur 13.
En 78, quand j’ai débuté en F1, 14 sur 16.
De 1981 à 1990, 11 résultats étaient retenus sur 15 ou 16 courses.
J’ai même connu des années où il fallait retenir les résultats par demi-saison : simple à expliquer au grand public !!! Mais, durant ces époques, la victoire avait une grande valeur sur le plan du classement mondial.
C’est à partir de 1991 que TOUS les résultats ont été retenus (pour essayer de contourner le duel Senna-Prost), et à partir de 2003, le nouveau système a été mis en place pour empêcher que Schumacher s’en aille tout seul vers le titre mondial aux environs de la mi-saison. Donc, le contraire de ce qui était fait dans les années 50 à 90.
Pour conclure, trois réactions :
Celle de Jean-Pierre Beltoise : “Quand, j’étais jeune, en 1958, je me souviens que j’avais été scandalisé : celui qui était devenu champion du monde, Mike Hawthorn, avait gagné un Grand Prix, alors que Stirling Moss, 2e, en avait gagné quatre”.
Celle d’Alain Prost. Je la résume : “J’ai toujours été pour la stabilité des règlements en F1 car c’est ce qui a assuré son succès au cours des années, mais tenter d’améliorer le spectacle est une bonne chose. Et ce n’est pas facile en période de crise. J’attends donc de voir le résultat avant de critiquer ou d’émettre un jugement”.
Celle de Johnny Rives : “La FIA adopte une position radicalement différente de celle qui fut la sienne jusque-là . Tout cela est un peu trop brutal. Et le risque est pris de nouveau de voir un pilote champion du monde juste après la mi-saison. Moi je m’en fiche : je regarde les Grands Prix pour les Grands Prix, et non pas pour le championnat. Mais le grand public” ?
Du pur Johnny. Je lui ai rappelé ce que m’avait dit Stirling Moss dans une interview pour TF1 lorsqu’il participa au relancement de la marque Maserati sous le contrôle de Ferrari : “De mon temps, c’était les Grands Prix qui intéressaient le public, sans doute parce qu’il y en avait peu, et le championnat du monde n’avait pas beaucoup d’audience. Aujourd’hui, c’est l’inverse : il y a beaucoup de Grands Prix, mais le public se passionne pour le championnat du monde”.
Pour le sujet complet cliquez sur le lien suivant :
http://blog.autoplus.fr/moncet/2009/03/ ... es-points/