Monaco est aussi le rendez-vous annuel de la jet set avec la F1, du fait que le circuit longe le port ou des centaines de yacht stationnent.
Nombre de tours 78
Longueur du circuit 3,34 km
Distance de course 260,52 km
Vainqueur 2005 Kimi Räikkönen, McLaren Mercedes 1:45'15.556
Pôle position 2005 Kimi Räikkönen,Ferrari 2'30.323
Record du tour 2005 Michael Schumacher,Ferrari 1'15.842
La Principauté de Monaco accueille chaque année, le Grand Prix de Monaco, l'une des plus anciennes et prestigieuses courses automobiles, sur un circuit dans la ville, conçu en 1929, par Antony Noghes fils du Président de l'Automobile Club de Monaco, sous les auspices du Prince Louis II de Monaco. Cette création répondait à un véritable défi, celui d'organiser une compétition sur le territoire exigu de Monaco (environ 1,5 km² à l'époque), condition requise par la Commission Sportive Internationale pour que l'Automobile Club de Monaco soit reconnu internationalement. En effet, l'autre grande compétition monégasque, le Rallye Monte-Carlo, créé dès 1911, était disputé sur les routes de nombreux pays d'Europe.
La course inaugurale fut remportée le 14 avril 1929 par William Grover-Williams, au volant d'une Bugatti officielle du constructeur de Molsheim. La Principauté ne connaîtra depuis lors que quatorze années sans Grand Prix.
Le Circuit de Monaco serpente autour du port d'Hercule, dans les rues de Monte-Carlo et de La Condamine, enchaînant les virages serrés. La piste étroite est des plus exigeante et rend les dépassements difficiles. Cependant, au fil des années, l'Automobile Club a apporté des améliorations constantes, notamment en ce qui concerne l'aménagement des stands de ravitaillement. Parler d'anachronisme, pour ce circuit, n'a pas de sens, puisque depuis sa lointaine création, son existence a été paradoxale. Cependant, l'aura de ce Grand Prix et la passion qu'il inspire en ont fait un évènement incontournable de chaque saison de Formule 1.
Le Grand Prix de Monaco fut la seconde épreuve au programme du championnat du monde de 1950 (21 mai). Cependant, l'édition du Grand Prix 1952 ne figure pas au programme du championnat de monde de Formule 1, car les organisateurs préfèrent privilégier cette année-là la catégorie sport à celle de F1. Après une courte éclipse de deux années sans course, le Grand Prix de Monaco reprend en 1955 avec un plateau de Formule 1. La course figure depuis cette date chaque année au calendrier du championnat du monde de Formule 1.
Le Grand Prix de Monaco est organisé par l'Automobile Club de Monaco fondé sous le nom de Sport Vélocipédique de Monaco en 1890, qui organise également le Rallye automobile Monte-Carlo , des épreuves historiques, une compétition pour véhicules électriques ou hybrides et la coupe de Kart de Monaco.
- * Record du tour: Michael Schumacher en 1'14.439 (2004,Ferrari)
* Record de la pole-position: Jarno Trulli en 1'13.985 (2004, Renault)
Le circuit
Serpentant le long des rues de la petite principauté, la piste est restée en grande partie la même pendant des dizaines d’années, et une grande partie de la piste serait, à quelques exceptions près, très familière aux pilotes des années 50. On ne peut pas dire la même chose de l’environnement, l’horizon de Monaco ayant été transformé par la construction d’immeubles et d’hôtels gigantesques.
Après le premier virage à Sainte Dévote, la piste remonte la colline jusqu’à la place du Casino. De là , elle redescend jusqu’au virage à droite de Mirabeau, puis continue jusqu’au virage en épingle de l’ancienne gare de Monte-Carlo sur l'emplacement de laquelle fut construit l'hôtel Loews. qui donne son nom actuel au virage. La section Portier conduit à la mer, où la piste emprunte un tunnel et mène à la chicane près du port. Ensuite, le virage à gauche du Bureau de Tabac, la section de la Piscine (qui fut considérablement modifiée au début des années 70), puis le raide virage à droite à la Rascasse, puis enfin la ligne des stands.
Le dépassement n’a jamais été aisé à Monaco, mais durant les dernières décennies, il est devenu pratiquement impossible. Plus que tous autre circuit, une bonne place aux qualifications est vitale. Cependant le nombre de voitures éliminées est souvent élevé, et une conduite prudente peut donner des points précieux à un pilote ne se trouvant pas dans le peloton de tête.
Une décennie passionnante
Au début des années 70 eurent lieu deux courses particulièrement mémorables. En 1970, Brabham dérapa et heurta la barrière sur le dernier virage, lassant ainsi la victoire à Rindt qui le talonnait. Deux ans plus tard la course eut lieu sous des pluies torrentielles et, contre toute attente, Beltoise le Français courageux, remporte la victoire, donnant à BRM sa dernière victoire.
La course de 1974 vit un carambolage gigantesque sur la section entre Sainte Dévote et la place du Casino et à la suite de cet accident, maîtrisant un dérapage, Peterson remporta une belle victoire.
Lauda fut le champion de Monaco au milieu des années 70, gagnant en 1975 (sous la pluie) et en 1976. En 1977, il perdit de moins d’une seconde contre la Wolf de Scheckter, et en 1978, poursuivant Depailler dont ce fut la première victoire en Grand Prix, il établit un nouveau record de vitesse.
Une autre arrivée passionnante fut celle de 1979, lorsque le vétéran Regazzoni, poursuivant la Ferrari de Scheckter, confirma son retour en forme. La course de 1980 est restée dans les mémoires surtout pour la façon dont elle commença. Daly élimina trois autres pilotes lorsqu’il fit un vol plané au-dessus des autres voitures à Sainte Dévote. Reutemann remporta une victoire prudente, les autres rencontrant des problèmes.
Villeneuve aida sa réputation croissante en remportant la course de 1981 dans la Ferrari 126CK peu aimée, et l’année suivante donna l’une des courses les plus mémorables de ces dernières années. Sur les derniers tours, Prost et Daly s’écrasèrent, Pironi et de Cesaris tombèrent en panne de carburant, et Patrese dérapa – mais continua la course et remporta une victoire sensationnelle.
En 1983, Keke Rosberg réussit une performance de virtuose, remportant une superbe victoire sur une piste mouillée et en 1984, il pleuvait aussi. La plupart des voitures dérapèrent et quittèrent la piste, y compris Mansell (qui rejeta la responsabilité sur des bandes de signalisation glissantes !). Au beau milieu de controverses, la course fut interrompue avec en tête Prost, rattrapé par le jeune Senna, lui-même talonné par son compatriote Bellof, lui aussi nouveau dans la course de Grand Prix. Mais Senna aurait une autre chance ! Prost remporta de nouveau la victoire en 1985, après une bataille acharnée avec Alboreto.
Le plus grand changement depuis l’introduction de virages à la Piscine au début des années 70 fut l’entière reconstruction de la chicane pour la course de 1986. D’un petit virage ultra rapide elle devint une lente courbe à gauche, à droite puis encore à gauche. Les résultats furent les mêmes, Prost remportant sa troisième victoire consécutive. Chaque course de Monaco semble produire un accident spectaculaire et la victime en fut cette fois Tambay.
Le règne de Prost en tant que "l’homme à battre" de Monaco touchait à sa fin. Lors de la course de 1987, Senna remporta sa première victoire avec la Lotus "active", mais seulement après que la Williams Honda de Mansell abandonna.
L’année suivante Senna était de loin le meilleur, mais à quelques tours de la victoire, il commit l’erreur de sa carrière font on parla le plus, heurtant une barrière à l’entrée du tunnel. Prost se faufila et remporta sa quatrième (et dernière) victoire.
Durant les cinq années suivantes, Senna fut le vainqueur incontesté gagnant tous les ans de 1989 à 1993. La plupart du temps, Mansell était son challenger, et Senna gagna en 1992 après que Nigel se fut arrêté juste avant la fin à cause d’une roue desserrée. Et il gagna en 1993 seulement après que Prost et Schumacher eurent rencontré des problèmes.
En 1994, après le décès d’Ayrton Senna, Michael Schumacher devint le nouvel homme de Monaco. Il gagna également en 1995, tandis que 1996 vit la victoire surprise d’Olivier Panis. Schumacher fut vainqueur pour la troisième fois en 1997, sous la pluie alors qu’en 1998, ce fut au tour du Finlandais Mika Hakkinen d’inscrire son nom sur la plus haute marche du podium.
Palmarés
2006 Formule 1 Fernando Alonso (Renault R26)
2005 Formule 1 Kimi Raikkonen (McLaren MP4/20-Mercedes)
2004 Formule 1 Jarno Trulli (Renault R24)
2003 Formule 1 Juan Pablo Montoya (Williams FW25-BMW)
2002 Formule 1 David Coulthard (McLaren MP4/17-Mercedes)
2001 Formule 1 Michael Schumacher (Ferrari F2001)
2000 Formule 1 David Coulthard (McLaren MP4/15-Mercedes)
1999 Formule 1 Michael Schumacher (Ferrari F399)
1998 Formule 1 Mika Hakkinen (McLaren MP4/13-Mercedes)
1997 Formule 1 Michael Schumacher (Ferrari F310B)
1996 Formule 1 Olivier Panis (Ligier JS43-Mugen Honda)
1995 Formule 1 Michael Schumacher (Benetton B195-Renault)
1994 Formule 1 Michael Schumacher (Benetton B194-Ford)
1993 Formule 1 Ayrton Senna (McLaren MP4/8-Ford)
1992 Formule 1 Ayrton Senna (McLaren MP4/7A-Honda)
1991 Formule 1 Ayrton Senna (McLaren MP4/6-Honda)
1990 Formule 1 Ayrton Senna (McLaren MP4/5B-Honda)
1989 Formule 1 Ayrton Senna (McLaren MP4/5-Honda)
1988 Formule 1 Alain Prost (McLaren MP4/4-Honda)
1987 Formule 1 Ayrton Senna (Lotus 99T-Honda)
1986 Formule 1 Alain Prost (McLaren MP4/2C-TAG Porsche)
1985 Formule 1 Alain Prost (McLaren MP4/2B-TAG Porsche)
1984 Formule 1 Alain Prost (McLaren MP4/2-TAG Porsche)
1983 Formule 1 Keke Rosberg (Williams FW08D-Ford)
1982 Formule 1 Riccardo Patrese (Brabham BT49D-Ford)
1981 Formule 1 Gilles Villeneuve (Ferrari 126CK)
1980 Formule 1 Carlos Reutemann (Williams FW07B-Ford)
1979 Formule 1 Jody Scheckter (Ferrari 312T4)
1978 Formule 1 Patrick Depailler (Tyrrell 008-Ford)
1977 Formule 1 Jody Scheckter (Wolf WR1-Ford)
1976 Formule 1 Niki Lauda (Ferrari 312T2)
1975 Formule 1 Niki Lauda (Ferrari 312T)
1974 Formule 1 Ronnie Peterson (Lotus 72E-Ford)
1973 Formule 1 Jackie Stewart (Tyrrell 006-Ford)
1972 Formule 1 Jean-Pierre Beltoise (BRM P160B)
1971 Formule 1 Jackie Stewart (Tyrrell 003-Ford)
1970 Formule 1 Jochen Rindt (Lotus 49C-Ford)
1969 Formule 1 Graham Hill (Lotus 49B-Ford)
1968 Formule 1 Graham Hill (Lotus 49B-Ford)
1967 Formule 1 Denny Hulme (Brabham BT20-Repco)
1966 Formule 1 Jackie Stewart (BRM P261)
1965 Formule 1 Graham Hill (BRM P261)
1964 Formule 1 Graham Hill (BRM P261)
1963 Formule 1 Graham Hill (BRM P57)
1962 Formule 1 Bruce McLaren (Cooper T60-Climax)
1961 Formule 1 Stirling Moss (Lotus 18-Climax)
1960 Formule 1 Stirling Moss (Lotus 18-Climax)
1959 Formule 1 Jack Brabham (Cooper T51-Climax)
1958 Formule 1 Maurice Trintignant (Cooper T45-Climax)
1957 Formule 1 Juan Manuel Fangio (Maserati 250F)
1956 Formule 1 Stirling Moss (Maserati 250F)
1955 Formule 1 Maurice Trintignant (Ferrari 625)
1954 Course non disputée
1953 Course non disputée
1952 Sport Vittorio Marzotto (Ferrari 225S)
1951 Course non disputée
1950 Formule 1 Juan Manuel Fangio (Alfa Romeo 158)
1949 Course non disputée
1948 Grand Prix Giuseppe Farina (Maserari CLT)
1947 Course non disputée pour cause de guerre
1946 Course non disputée pour cause de guerre
1945 Course non disputée pour cause de guerre
1944 Course non disputée pour cause de guerre
1943 Course non disputée pour cause de guerre
1942 Course non disputée pour cause de guerre
1941 Course non disputée pour cause de guerre
1940 Course non disputée pour cause de guerre
1939 Course non disputée pour cause de guerre
1938 Course non disputée
1937 Grand Prix Manfred von Brauchitsch (Mercedes-Benz W125)
1936 Grand Prix Rudolf Caracciola (Mercedes-Benz W25E)
1935 Grand Prix Luigi Fagioli (Mercedes-Benz W25B)
1934 Grand Prix Guy Moll (Alfa Romeo Tipo-B "P3")
1933 Grand Prix Achille Varzi (Bugatti Type 51)
1932 Grand Prix Tazio Nuvolari (Alfa Romeo 8C-2300)
1931 Grand Prix Louis Chiron (Bugatti Type 51)
1930 Grand Prix René Dreyfus (Bugatti Type 35B)
1929 Grand Prix William Grover-Williams (Bugatti Type 35B)[/align]











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