Sébastien, comment s'est passée cette première journée d'essais ?
Je suis très heureux déjà d'avoir pu bénéficier d'un vendredi complet, c'est la première fois de la saison, ça fait une grosse différence par rapport à d'habitude. On a pu travailler sur la préparation pour la qualification et aussi pour la course. Je n'ai pas fait de grosses erreurs, et j'ai réussi un bon temps. Il faut voir où on en est par rapport aux autres au niveau de la charge d'essence mais je crois qu'on est assez vite par rapport à ce qu'on a pu voir avec la concurrence. On verra samedi, les conditions changent assez vite. Il faut être prudent mais c'est un bon début.
Quel est l'objectif du week-end ?
Ce serait sympa d'entrer en Q2. On va surtout essayer d'être là quand les autres font des faux pas, et bien sûr on va essayer de ne pas en faire nous-mêmes.
Après les deux premières courses qui se sont enchaînées, vous avez eu une dizaine de jours pour prendre un peu de recul. Quel regard portez-vous sur votre début de saison ?
L'analyse de l'Australie était claire: on a fait un très bon premier Grand Prix, sans erreurs, qui nous a permis de ramener deux points. C'était donc une bonne entrée en matière. Ensuite en Malaisie on était plutôt dans le coup malgré les circonstances mais malheureusement ça a été une non-course: je suis parti en tête à queue dès le début, je ne sais toujours pas pourquoi...
Quand on regarde les acquis on se demande vraiment pourquoi la voiture est partie: je suis à 30 km/h de la vitesse normale dans le virage, j'ai un angle au volant minime, pas d'accélérateur, pas de freins, et la voiture part. Quand je commence à contre-braquer je suis déjà en marche arrière! La seule leçon de tout ça c'est que si tu es hors trajectoire il faut faire encore plus attention.
Après ces deux premières courses que vous reste-t-il à apprendre en F1 ?
Il va me falloir gérer un peu plus l'évolution des pistes, ça c'est quelque chose d'assez perturbant. Cela a toujours été le cas avec les séries dans lesquelles j'évoluais avant mais c'est encore plus marqué avec ces voitures-là . Il faut être là au bon moment et ne pas faire de fautes quand ça compte. Après, dans la gestion d'un week-end j'ai encore deux ou trois choses à comprendre aussi. De toute façon on apprend beaucoup dans une première saison mais après aussi, même si on ne s'en rend pas compte on continue à apprendre.
Et au niveau des départs, vous n'étiez pas habitué à vous élancer de si loin sur la grille ces dernières saisons ?
Oui, c'est vrai que ça, ça me dérange. Je suis un peu perturbé: je n'ai pas l'habitude d'avoir autant de voitures devant et sur les deux premiers départs c'était bizarre. J'étais un peu à contre-temps. Quand tu pars 17e tu ne freines plus à l'endroit où tu dois freiner, tu es obligé de regarder un peu ce qui se passe devant.
Comment vous sentez-vous dans l'équipe Toro Rosso ?
Je m'y sens très bien! Ce n'est pas une deuxième famille, je ne les connais pas assez et avec la barrière de la langue c'est un peu difficile, mais ça va. Le seul problème c'est qu'à notre niveau on est un peu limité, on est une petite équipe donc notre capacité de réaction et d'évolution est un peu dictée par ce qu'on reçoit. A ce niveau-là je me sens un peu bridé. On est un peu victime de notre taille. Je ne vais pas lancer des chiffres au niveau des comparaisons de budget ou de ressources humaine mais on n'a pas les mêmes moyens et on ne peut pas prétendre au même niveau de fiabilité que certains.
D'après AFP
En tout cas, ça fait plaisir car on sent Bourdais qui en veut, le problème comme il dit c'est qu'il est limité avec cette Toro Rosso.














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