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[Bio] Jean Alesi

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Messagepar Neo57 » Ven AoĂ» 11, 2006 6:50 pm

[tmb]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3e/Jean_Alesi_Ferrari_1995.jpg[/tmb]

Uncle Ken

Fils d'un carrossier d'Avignon, Jean Alesi baigne dès son plus jeune âge dans le milieu de l'automobile. Des photos de Walter Rohrl et Gilles Villeneuve ornent sa chambre d'adolescent. C'est tout naturellement qu'avec son pote Philippe Gache, il se lance dans la compétition. Il débute modestement par le Karting, puis la Coupe Renault 5. Vient enfin la monoplace. Jean Alesi est doué. Naturellement rapide. Son palmarès se forge rapidement. Champion de Formule 3 française en 1987, il domine le championnat international de Formule 3000 1989, au sein de l'écurie Jordan.

En ces temps la, les places en F1 étaient nombreuses, et l'argent des fabricants de tabac coulaient à flot... y compris en France. A mi-saison, l'écurie Tyrrell signe un contrat avec Camel, ce qui entraîne le départ de Michele Alboreto, son leader, soutenu par Marlboro. Le vieux Ken Tyrrell, sur les conseils d'Eddie Jordan, se tourne alors vers Alesi... poulain de la marque au chameau. Les débuts de Jean se font donc sur le bitume surchauffé du Paul Ricard, quasiment a domicile. "Essaye de te qualifier" lui glisse Ken avant les essais. Jean Alesi voit au delà, et d'emblée, prend de vitesse son expérimenté équipier Jonathan Palmer. A l'issue des premiers essais, Gerhard Berger et Nigel Mansell, les pilotes Ferrari, font violemment irruption dans le stand Tyrrell pour se plaindre du comportement du jeune avignonnais, un peu trop agressif à leur goût. Ken Tyrrell fait profil bas, mais au fond de lui, il jubile. Il vient a nouveau de mettre le doigt sur une perle rare, un diamant brut qu'il lui appartiendra de polir. Alesi vient d'offrir une nouvelle jeunesse a son patron. Le dimanche, après avoir pointé un temps deuxième, il franchit son premier drapeau à damier à la quatrième place.

Alesi achève la saison pour Tyrrell, ce qui ne lui empêche pas de parallèlement remporter le titre en F3000. Toujours chez Tyrrell, 1990 débute en fanfare. Dans les rues de Phœnix, mettant à profit la forme étincelante de ses gommes Pirelli, il s'échappe en tête dès le début de la course. Il cède finalement le commandement à Ayrton Senna, non sans lui avoir vaillamment résisté, au prix d'un mano a mano qui marquera durablement les esprits et lui vaudra les compliments admiratifs de la star brésilienne. Un nouveau podium, quelques semaines plus tard à Monaco, toujours derrière Senna, achève de le positionner comme la future star de la F1. Bien que prestigieuse, l'écurie Tyrrell n'en finit plus de courir après sa gloire passée, et n'a pas les moyens de satisfaire l'ambitieux Alesi. D'autant plus que celui ci subit la cour effrénée des meilleures écuries du plateau. Les propositions alléchantes affluent. En provenance notamment de Williams-Renault avec qui Alesi signe un pré-contrat. Mais finalement, Alesi, le petit-fils d'immigré sicilien, ne résiste pas aux sirènes de Maranello. Direction Ferrari!

Les années Ferrari

Aux cotés d'Alain Prost, qui fait figure de favori du championnat 1991, Alesi s'apprête à cueillir ses premières victoires. Las... la Ferrari est un échec, et au sein de la Scuderia, les luttes intestines reprennent de plus belle. Cesare Fiorio, le directeur sportif n'y résiste pas. Limogé. Tout comme Alain Prost, en fin de saison. Auteur de performances mitigées, Alesi conserve néanmoins sa place. 1992 sera pire en terme de résultats, mais Alesi conquiert progressivement le coeur des exigeants tifosi, qui voient en lui l'héritier de Gilles Villeneuve, son héros d'enfance. Même fougue, même enthousiasme, même absence de calcul. Malgré une monture rétive, Alesi démontre toute son habileté au volant, notamment sur piste humide. Les deux saisons suivantes voient la Scuderia lentement remonter la pente, mais toujours sans victoires pour Alesi, qui acquiert progressivement une image de sympathique loser. D'autant plus frustrant pour lui, l'ex-grand espoir de la F1, qu'une nouvelle génération, emmenée par Michael Schumacher et Damon Hill commence a truster les succès. En 1994, il ratera 2 courses (Aïda et Imola suite à un accident en essais privés à Fiorano. La délivrance arrive finalement le 11 Juin 1995, sur le tracé de Montréal pour le GP du Canada, le jour de son anniversaire. Victoire chanceuse, certes, mais ô combien méritée pour un pilote abonné à la poisse et qui se montrera plusieurs fois cette saison comme étant au sommet de son art. La saison 1995 aurait pu être nettement meilleure pour le Français, comme par exemple à Suzuka où la victoire lui était promise. Pour beaucoup, il apparaît comme le meilleur pilote du monde derrière Michael Schumacher. Mais au delà des compliments reçus par Alesi, l'ambiance se crispe au sein de la Scuderia, qui souhaite se séparer du Français pour faire place nette à Michael Schumacher.

Déceptions

Alesi trouve alors refuge pour les saisons 1996 et 1997 chez Benetton, l'écurie championne du monde en titre, avec des ambitions élevées. Le titre mondial, ni plus ni moins. Malheureusement, Alesi éprouve toutes les peines du monde à marcher dans les traces de Schumacher, son prédécesseur. Le Français enchaine les podiums, mais au bout de deux années chez Benetton, le verdict est cruel. Alesi est rapide, certes, mais ne semble pas être fait du même bois que les plus grands. Si son coup de volant n'est pas remis en cause, Alesi est souvent montré du doigt par ses ingénieurs pour son manque d'implication dans le développement technique et fin 1997, Benetton préfère miser sur les jeunes espoirs que sont Wurz et Fisichella. Jean passe alors chez Sauber en 1998 puis 1999, une écurie familiale de milieu de grille, comme pouvait l'être Tyrrell à ses débuts. Alesi n'est plus en haut de l'affiche et doit se contenter d'un podium (au Grand Prix de Belgique 1998) comme seul résultat notable. Si les médias et le public se régalent toujours de sa fougue d'éternel jeune homme et de ses prestations spectaculaires dans le ventre mou du peloton, force est de constater que les grandes écuries ne s'intéressent plus a lui. Le défi franco-français relevé avec son ami Alain Prost au sein du Prost GP ne fera que prolonger pathétiquement sa descente aux enfers, jusqu'a une nouvelle rupture au cour de l'été 2001. Rupture professionnelle, mais aussi affective pour les deux hommes, qui se séparent fachés. Eddie Jordan lui offre alors un inattendu post-scriptum, avant un retrait définitif de la F1 fin 2001.

L'après F1

Depuis la saison 2002, Jean Alesi défend les couleurs de Mercedes dans le championnat DTM, avec déjà plusieurs victoires à son palmarès. Il est aussi capitaine de l'équipe de France de circuit dont le but est d'aider les jeunes pilotes français à accéder à la Formule 1. Jean Alesi a reçu en début d'année 2006 la légion d'honneur.Des rumeurs évoquent le retour d'Alesi en F1 mais en tant que directeur d'une nouvelle écurie motorisée par Mercedes et financée par des fonds japonais.

Carrière

* 1988: Formule 3000 avec Oreca
* 1989: Formule 3000 avec Jordan (Champion)
* 1989: Formule 1 avec Tyrrell-Cosworth
* 1990: Formule 1 avec Tyrrell-Cosworth
* 1991: Formule 1 avec Ferrari
* 1992: Formule 1 avec Ferrari
* 1993: Formule 1 avec Ferrari
* 1994: Formule 1 avec Ferrari
* 1995: Formule 1 avec Ferrari (1 victoire)
* 1996: Formule 1 avec Benetton-Renault
* 1997: Formule 1 avec Benetton-Renault
* 1998: Formule 1 avec Sauber-Petronas
* 1999: Formule 1 avec Sauber-Petronas
* 2000: Formule 1 avec Prost-Peugeot
* 2001: Formule 1 avec Prost-Acer puis Jordan-Honda
* 2002: DTM avec Mercedes
* 2003: DTM avec Mercedes
* 2004: DTM avec Mercedes
* 2005: DTM avec Mercedes
* 2006: DTM avec Mercedes

Statistiques (Après le Grand Prix du Japon 2001).

* Grands Prix disputés : 201
* Victoires : 1 (soit 0,50 %)
* Points marqués : 241 (soit 1,20 points par course disputée)
* Pole Positions : 2 (soit 1,00 %)
* Deuxième place en Grand Prix : 16 (soit 7,96 %)
* Troisième place en Grand Prix : 15 (soit 7,46 %)
* Podiums : 32 (soit 15,92 %)
* Dans les Points : 70 (soit 34,83 %)
* Records du Tour: 4 (soit 1,99 %)
* Hats trick (Victoire/Pole position/Record du tour) : 0 (soit 0,00 %)
* Abandons : 87 (soit 43,28 %)
* Tours en tĂŞte : 265
* Kms en tĂŞte : 1 285
* Tours parcourus : 9 645
* Kms parcourus : 45 296
* Débuts en F1 : 1989 (Grand Prix de France, sur le Circuit Paul Ricard, le 9 juillet 1989).
* Dernier Grand Prix : 2001 (Grand Prix du Japon, sur le Circuit international de Suzuka, le 14 octobre 2001).

Source Wikipédia
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Messagepar FERRARI 59 » Ven AoĂ» 11, 2006 6:56 pm

Quel pilote quand même.Il n'a pas les stats d'un Schumi, mais bon sang que j'aime ce pilote.Généreux, passionné, agressif, et surtout entier, tout ce que j'apprécie chez un homme.Merci Jeannot. :P
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