Seize Grand Prix ont été disputés, aux quatre coins du monde.
Tout va pourtant se décider en un dernier sprint de trente tours, sur le circuit Ricardo Tormo de Valencia.
Trente tours pour désigner celui qui, de Valentino Rossi ou Nicky Hayden, fera un bien beau champion du monde MotoGP 2006. L'Italien a l'avantage mais l'Américain n'a plus rien à perdre et s'apprête à faire la course de sa vie.
Quatorze heures, extinction des feux... Installé en pole position, Rossi ne s'élance pas très bien et laisse filer les Ducati, ainsi que les Honda Repsol et LCR. Il boucle le premier tour en sixième position. Juste devant lui, Hayden ne perd pas de temps et se lance à la poursuite de Bayliss et Capirossi.
La Yamaha de Rossi n'est pas aussi fringante qu'en qualifications et contraint son pilote à forcer, pour répondre aux attaques de John Hopkins. Le leader du championnat du monde est obligé de tutoyer la limite et, fait extrêmement rare, part à la faute ! Il parvient à relever sa moto et reprend la piste bon dernier.
La saison 2006 vient de connaître son ultime rebondissement, l'Italien se retrouvant face à une mission impossible. Se défaire des Hofmann, Cardoso et Ellison, n'est qu'une formalité mais il se heurte ensuite à un mur de retard impossible à combler. Il ne lui reste plus qu'à miser sur la défaillance de plusieurs pilotes devant lui.
Hayden, lui, bien panneauté, gère la situation et reste bien sagement derrière les Ducati. Sa troisième place lui suffit, d'autant plus que Pedrosa, après une petite erreur, a repris, dans le dix-neuvième tour, la quatrième place à Melandri et Stoner.
Les chutes de Vermeulen, puis de Stoner, maintiennent un léger suspense mais les cinq derniers tours scellent le résultat final. Bayliss, pigiste pour le week-end, fait honneur à son titre de champion du monde de Superbike en s'offrant sa première victoire en Grand Prix.
Capirossi est deuxième et Nicky Hayden, troisième, peut laisser éclater sa joie. Malgré le désastre d'Estoril, il termine avec cinq points d'avance sur Rossi et coiffe la couronne mondiale ! Pedrosa termine quatrième devant Melandri et son équipier Toni Elias.
Nakano, Roberts, Edwards et Checa complètent le top dix. Défait, Valentino Rossi rallie l'arrivée au quatorzième rang mais n'a pas manqué de féliciter son successeur dans le tour de décélération.
Randy de Puniet a conclu sa saison dans le bac à gravier, dès le sixième tour de course.









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