« Certains l’ont surnommé l’Aviateur, alors que d’autres le croyaient fou. Des critiques s’élevèrent déjà le jour ou il disputa ses premières compétitions en motoneiges, et bien que je le comparais souvent à Nuvolari, on me reprocha de l’avoir engagé. Mais par son style flamboyant, sa maîtrise, la manière dont il changeait de vitesse et freinait, il nous montra ce qu’un pilote devait faire pour défendre sa position ou faire face à une situation inattendue. Il fut un véritable champion et un don au monde entier, apportant la gloire à l’écurie Ferrari. Je l’aimais beaucoup. »
Enzo Ferrari

UN CHAMPION HORS NORME !!!
Gilles Villeneuve était un pilote exceptionnel. C’était aux yeux de beaucoup l’incarnation parfaite du pilote de course. A l’image du Commendatore lui-même, qui préférait encore voir ses pilotes casser en tentant à tout prix de gagner, plutôt que d’assurer un résultat. Les tifosis ont toujours attendu de leurs pilotes qu’ils donnent le maximum, même lorsque leur monoplace n’est pas assez compétitive. Et s’ils gagnent, et bien qu’ils le fassent avec panache, avec les tripes. C’est pour cela qu’ils adulaient Villeneuve. Le Canadien demeure d’ailleurs, encore aujourd’hui l’un des pilotes préférés des fans de la Scuderia. Et ce, malgré qu’il n’ait jamais été sacré champion du monde.
Gilles incarnait la maîtrise de la vitesse, comme à Monaco où la tête inclinée vers l’intérieur du virage, ses mains maniant le volant à la vitesse de l’éclair, il gardait le pied enfoncé sur la pédale d’accélérateur, sa monoplace en travers. Ce pilotage incisif répondait à trois besoins essentiels pour lui : Le premier était un féroce esprit de compétition qui le poussait à être le meilleur en toutes circonstances. C’est pour cela qu’il pilotait toujours à la limite. La deuxième était de tirer le maximum de sa machine, offrant alors au public un spectacle hors norme. Villeneuve était un fou de vitesse, tout simplement. S’il y a bien une chose qui le rendait heureux par-dessus tout, c’était de flirter avec la limite.
Mais ses coups d’éclats à eux seuls, ne peuvent expliquer l’engouement qu’il suscitait auprès des tifosis. Gilles avait quelque chose en plus, ce petit plus qui fait la différence entre un grand champion et un simple pilote de course. Comme Senna, qui connaîtra, 12 ans plus tard, le même destin tragique. Villeneuve était un pilote charismatique, honnête, sincère et humble. Cette simplicité le rendait attachant.
info Action-net

Je fais ce post afin de commémorer Gilles Villeneuve pilote au pilotage inégalé. Certains s'en sont rapprochés comme Alési ou peut-être Alonso. Gilles était toujours sur le fils du rasoir. Parmis ses surnoms, un seul le définissait bien, "l'équilibriste".
Gilles aimait frĂ´ler les limites de sa voiture pour donner le meilleur de lui-mĂŞme au prix de sa vie. C'est alors qu'arriva ZOLDER 1982.
La limite était atteinte et gilles n'y survit pas. Le fils a cassé...
Tout cela pour une banale vengeance vis à vis de son équipié du moment Didier PIRONI. Avant Zolder, il y avait eu Imola et un pacte transgressé par Didier qui n'avait pas obeit aux consignes d'équipe...Gilles était en tête tout le GP d'Imola quand peu avant l'arrivée les deux Ferrari devaient ralentir et passer la ligne d'arrivée ensemble Gilles en tête, biensûr, c'est alors que Didier accéléra juste avant la ligne et passa devant son équipié.
Gilles en ragea, une vraie trahison et jura qu'on ne l'y reprendrait plus.
ZOLDER 1982 ou le destin de Gilles !!!
Vendredi 7 mai 1982, Gilles arriva sur le circuit avec la mine des mauvais jour. Pas un mot entre les deux équipiés et ex-amis. Gilles était entier et n'aimait pas qu'on lui joue des tours dans son dos.
Aussi il jura, haut et fort, son intention de prendre sa revanche.
Au moment des qualifs, l'atmosphère qui règnait dans le stand Ferrari était pesant. Gilles se classa provisoirement devant son équipié lors de la première séance d'essais qualifs. Didier Pironi repassa devant le Canadien lors de la deuxième séance, c'est alors que Gilles remonta aussitôt dans sa monoplace rouge et parti comme un furieux...Il améliora son temps propre temps et continua un tour de plus. Il voulait battre Didier Pironi.
Gilles, une fois la ligne droite avalée, prit la chicane et disparu derrière. C'est alors qu'il rencontra dans sa trajectoire la March N°71 de Jocken Mass au ralenti, celui-ci le vit et s'écarta pour lui laisser le passage mais le Canadien choisit une autre trajectoire qui envoya sa Ferrari dans les airs.
Mass vit Villeneuve débouler dans ses rétros et choisit de se ranger prudemment sur le côté droit de la piste : "J’ai vu Gilles et j’étais persuadé qu’il me dépasserait par la gauche, déclara Mass. Je n’en ai pas cru mes yeux lorsque je l’ai vu s’envoler après m’avoir heurté à l’arrière droit."
La Ferrari de Gilles heurta l'arrière de la March et fut catapulté en l'air, retombant sur le museau et rebondissant faisant plusieurs pirouettes. Le corqs désarticulé du Canadien fut éjecté du chassis dislocqué. De la Ferrari il ne restait plus rien. Gilles lui gisait plus au loin.
Un premier médecin 35 secondes après le drame effectua un massage cardiaque pour réanimer le pilote, en vain. Alerté par un drapeau rouge ; le professeur Sid Watkins arriva à 13h52. Mais il dut bien constater que la situation était désespérée. " Ses pupilles étaient dilatées et son corps paraissait flasque. Aucun dommage corporel n’était apparent, ce qui m’incita à croire à une rupture des vertèbres cervicales, probablement dés l’impact initial."
Gilles, le "Petit Prince" était dans un comas pronfond et Joanne, sa femme, fit face à la situation. Ils se recueillirent une dernière fois en silence avant qu’elle ne donne son consentement au débranchement de l’appareil respiratoire. Gilles Villeneuve fut déclaré mort à 21h12.





















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