Le principe de ce modèle économique nouveau, n’est applicable qu’auprès d’un individu, plus facile d’identification et surtout plus facile pour les répartitions futures. La course automobile est un sport coûteux et inégalitaire. Compter 70 000 Euros pour une saison en Formula Academy, 75 000 Euros pour une saison en Formule Ford et 200 000 Euros pour une saison en Formule Renault 2.0, etc... Une carrière complète d’un pilote pour son arrivée aux portes de la Formule 1 est estimée à plus de 3 Millions d’Euros.
Fin 2007, le phénomène médiaque sur Lewis Hamilton était tel que l’idée d’introduire le pilote britannique en bourse était dans l’air. L’objectif ? Lever 100 Millions de dollars. Notons qu’il y a déjà eu un précédent intéressant : Justin Wilson PLC...
Ce type de montage financier a été lancé par Justin Wilson et Jonathan Palmer, son agent. En 2003, afin de réunir une somme de 2 Millions de dollars pour obtenir un volant en Formule 1 chez Minardi. Le duo proposait des actions d’une entreprise appelée Justin Wilson PLC, qui détenait tous les droits sur les futurs revenus de la carrière du pilote anglais (ses salaires de pilote, ses primes et sponsors personnels) pour une période de 10 ans. Le système était structuré de telle façon que les investisseurs devaient d’abord doubler leur investissement et ensuite partager 10% des revenus du pilote durant 10 ans. Près de 900 investisseurs ont fait le grand saut :
- - 70% d’entre eux en prenant le minimum de risque, soit 800 dollars.
- 20% ont acheté pour 1600 dollars d’actions.
- 10% ont misé beaucoup plus.
L’exemple de la musique
Le site qui a propulsé Grégoire (Toi + Moi), revendique plus de 50 000 producteurs et 1 900 artistes inscrits. Sauf que depuis 2007, le modèle dominant semble avoir évolué de la coproduction entre internautes uniquement à la coproduction entre internautes et producteurs professionnels. Grâce à sa levée de fonds au début de l’année 2009, MyMajorCompany reste fidèle au principe de financement par les seuls internautes, car elle se considère comme une maison de disques. Toutefois ses concurrents signent des partenariats avec des maisons de disques classiques pour établir un complément financier et donc limiter les risques.
Certes pour le cas de Tennis-Angels, la répartition des rémunérations est de 30%, mais d’autres avantages peuvent être proposés, car pour ce type de projet internet, les internautes viennent surtout chercher une relation privilégiée avec le sportif. Ce sont des passionnés avant tout. La communication des sportifs devient de plus en plus importante, l’idée est donc de transformer le donneur en promoteur.
Applicable aux sports automobiles ?
Revenons au projet de Justin Wilson PLC : Ceci a été un succès, car le pilote a pu obtenir son volant. D’autres jeunes pilotes ont tenté de réaliser la même chose (juste après lui), mais sans succès. Le principe du don comme celui de Tennis-Angels et MyMajorCompany, applicable aux sports automobiles est intéressant. Toutefois, il faudra le faire évoluer vers un système professionnel, à savoir l’associer à une agence de management classique pour la confiance mais aussi développer un système de fans actifs, investisseurs et promoteurs de leur pilote. Tennis-Angels désire un total de 150 000 Euros pour tenir trois saisons, le principe pourrait être applicable, mais dans l’espoir de séduire également un sponsor de complément. Cela pourrait donc être un bon déclencheur d’une carrière et d’un engouement pour un pilote, afin d’obtenir les faveurs d’un ou plusieurs sponsors.
En 2004, le pilote de Formule 1 hongrois, Zsolt Baumgartner avait compris ce principe. Sur les 8 Millions de dollars que lui coûtait son volant au sein de l’équipe Minardi : 2 Millions de dollars provenait d’une souscription, 4 Millions de l’Etat hongrois et 2 Millions sous la forme de divers sponsorings indexés sur le résultat (75 000 dollars par course terminée + 25 000 dollars, s’il arrivait dans les points).









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