C'est l'avantage du nouveau système de points. Avec deux victoires de suite (ndlr : à 25 points), un pilote se retrouve rapidement aux avants postes. C'est le cas de Fernando Alonso. Après le Grand-Prix de Belgique, qui l'avait vu abandonner, l'Espagnol était cinquième au classement des pilotes, à quarante-cinq points de Lewis Hamilton, qui avait alors pris les commandes du championnat du monde. Après ses deux succès à Monza et à Singapour, le pilote Ferrari a grignoté trois places et se trouve désormais à onze points du leader Mark Webber, en perte de vitesse depuis deux mois et son succès en Hongrie. A quatre Grand-Prix du terme de la saison, Fernando Alonso peut donc clairement espérer remporter une troisième couronne mondiale.
« Cette victoire veut dire beaucoup, surtout après celle de Monza sur un tracé très particulier. Nous voulions confirmer sur un circuit différent, avec plus d'appui. Nous l'avons fait, » a-t-il déclaré en conférence de presse dimanche après le Grand-Prix de Singapour. Le double champion du monde 2005 et 2006 estime qu'il a des chances de coiffer Mark Webber sur le fil. « Il reste encore quatre courses, mais nous savons maintenant que nous pouvons être compétitifs sur chaque piste, a admis l'Espagnol. Le Championnat reste très serré. Les cinq candidats au titre ont tous les mêmes chances. Mark Webber a une petite marge supplémentaire, qui peut lui permettre de passer un mauvais week-end sans ruiner sa saison. Chacun à environ 20% de chances d'être sacré, Mark peut-être un peu plus. »
Même s'il n'est pas (encore) leader du championnat du monde, Fernando Alonso a un avantage psychologique sur Mark Webber. Si l'Espagnol a empoché cinquante points lors de ce mois de septembre, le pilote australien s'est adjugé, lui, vingt-trois unités. Dans la course au titre mondial, Fernando Alonso possède aussi l'expérience. D'ailleurs, il a déjà remporté le Grand-Prix du Japon, la prochaine épreuve du championnat du monde, à deux reprises en 2006 et 2008 avec Renault. Si le Grand-Prix de Corée du Sud restera ouvert, le pilote espagnol connaît aussi très bien le circuit d'Interlagos au Brésil pour y avoir remporté son deuxième titre mondial en 2006 devant Michael Schumacher. S'il veut remporter le championnat du monde, Fernando Alonso a tout intérêt à être sacré au Brésil car le Grand-Prix d'Abu Dhabi ne lui a guère réussi l'an passé. Au volant de sa Renault, il avait terminé en quinzième position








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